François implore le pardon du Seigneur


(Siège du journal La Proix – 20, rue Barbès – Montrouge – Hauts-de-Seine 27 Août 2018)

27 AOÛT 2018

——–Jean Casanova

——–En visite au sanctuaire irlandais de Knock, pour y clore l’édition 2018 de la Rencontre Mondiale des Familles, le Pape François a imploré le pardon du Seigneur. Ce sont là ses propres mots :

« Aucun d’entre nous ne peut se dispenser de se sentir ému par les souffrances de ces enfants auxquels on a volé leur innocence pour les abandonner à la blessure de leurs douloureux souvenirs. Nous avons honte et nous souffrons de ces crimes ignobles. Pardon Seigneur pour ces péchés et la trahisons ressentie par tant de personnes dans la famille de Dieu.»

Pédophilie. Le mot ne fut pas prononcé, mais il était dans toutes les têtes. François, saintes paroles. Resteront-elles en l’Eire ou seront-elles suivies d’effet ?

——–Nous ne faisons pas partie, et c’est également votre cas, nous en sommes certains, même pour ceux d’entre vous se qualifiant de « bouffeurs de curés», nous ne faisons pas partie de ceux qui pensent que seuls les pervers et les pédophiles sont attirés par la vocation sacerdotale. Nous cherchons ailleurs l’explication de cette relation perverse entre pédophilie et pratique pastorale.

Relation, peut-être la même que celle déjà connue, n’y voyez là aucune connotation péjorative, la relation entre pratique pastorale et zoophilie. Celle qui conduit parfois d’humbles pâtres et bergers isolés dans leurs refuges alpestres à la fornication avec chèvres et brebis. La solitude et la privation.

Nous cherchions l’explication et pensons l’avoir trouvé, du moins pour l’essentiel : solitude et privation. Désormais, comment y remédier et mettre fin à de telles pratiques coupables.

——–Pourquoi cette solitude et cette privation, ce dogme du célibat forcé des prêtres ? Et comment en finir avec lui ? Nous avons voulu poser la question à Mariette Greco, docteure en théologie et collaboratrice bien connue du journal La Proix, le grand quotidien catholique de référence.

——–Mariette Greco, bonjour. Ce n’est pas de chansons dont nous voulons aujourd’hui vous entretenir. C’est à la théologienne que nous nous adressons. Pouvez-vous nous dire si ce dogme du célibat des prêtres est intangible et nous éclairer sur son origine ?

Vous le savez aussi bien que moi. Le célibat des prêtres n’est pas né avec le christianisme. Il remonte au Moyen Âge, plus de 1000 ans après la mort du Christ. N’entrons pas, cela serait trop complexe, dans le débat byzantin quant aux raisons pour lesquelles, après la scission des deux Églises, l’orientale et la latine, cette dernière a tenu à se distinguer de sa sœur en rendant obligatoire ce célibat. Il est bien connu que Jésus n’avait rien dit à ce sujet. Si lui-même n’avait pas pris femme, certains de ces apôtres étaient mariés, tels Pierre et Philippe.

——–Vous nous dites donc, Mariette Greco, que ce célibat a correspondu à une décision de l’Église à un moment donné.

Oui, durant une très longue période, les prêtres de l’Église latine pouvaient être mariés. Mais, eux et leur femme devaient se conformer à la « continence », cet autre nom de l’abstinence, l’absence de relation charnelle. Cela, bien sûr, fonctionnait plus ou moins bien. Au XIe siècle, le Pape Grégoire VII « purifiait » la situation en imposant le célibat. Nous en sommes là depuis. Comme dans d’autres religions ou cultures, l’on en est encore à la pratique de l’excision ou au port de la burqa.

——–Mais Mariette Greco, qui dit décision historique dit aussi possibilité, autre décision historique, de son annulation. Alors ?

Oui ! Et voilà pourquoi je m’adresse aujourd’hui au Pape François. Cher François, vous seul êtes en mesure de prendre cette décision historique. Je vous en supplie, ayez ce courage. Prenez-la et protégez ainsi d’innombrables enfants à travers le monde. Vous rendrez ainsi également la paix de l’âme à ceux qui auraient pu être leurs tortionnaires.

La preuve a été faite. Le célibat des prêtres, cela ne marche pas et ne peut pas marcher. Enterrons ce dogme inique et criminel. Dites stop tout de suite. Moi, Mariette, je vous en conjure, laissez-les se marier.

Comme l’a si bien chanté Juliette : « Marions les, marions les…»

« Marions-les, marions-les,

Je crois qu’ils se ressemblent

Marions-les, marions-les,

Ils seront très heureux ensemble…»


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