Le langage au service des puissants ? Alain Deneault [EN DIRECT]


Relais de LA VIDURE

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Interview de Alain Deneault, philosophe, en direct le 04/05/2018 à 19h.

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12 réflexions sur “Le langage au service des puissants ? Alain Deneault [EN DIRECT]

  1. Bonjour.

    Le langage au service des puissants.

    Ceci est fondamental: les mots sont plus forts que nous.

    Les mots partent de nous et nous reviennent, pas toujours comme nous le souhaiterions.

    Pourtant les mots, ces choses anodines que nous exerçons depuis des millénaires demeurent toujours une sorte de mystère, les mots sont la pensée projeté, elle sert de barème à l’intelligence. Les mots servent à communiquer, à désigner, à définir…..mais aussi à conditionné par identification: un alcoolique, une religieuse, un pauvre, un bandit, un homme d’affaire, Macron le nouvel empereur constitutionnel…..
    Korzybski nous a averti de notre vue partielle des choses (le su et le non su), selon l’angle abordé.

    Bien sûr, il y des jugements nécessaires. Un alcoolique qui ne reconnaît pas son alcoolisme ne pourra jamais se soigner.
    Mais dévoyer l’Éducation pour l’instrumentaliser à des fins d’intérêts (sous-humain), est le fondement de ce que nous pouvons appeler Crime contre l’Humanité. Instrumentaliser, n’est ce pas exploité à des fins d’intérêts triviaux. Quel serait le fondement des malheurs humains ?

    Krishnamurti: voir la vérité d’une chose.

    Mais pour cela, le questionnement est incontournable.

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    1. Les mots ont toujours eu un fort impact sur les gens et chacun les interprète selon son vécu et/ou sa volonté de les comprendre.

      Maintenant, il y a aussi le son, le ton sur lesquels ces mêmes mots sont exprimés. Chaque personne – toujours selon son vécu, ses centres d’intérêts ou encore sa volonté de vouloir les comprendre – les interprétera à sa sauce si ils sont écrits, entendus ou reçu de la part d’un proche…ou d’un tiers auquel on porte peu d’attention.

      La langue française est d’autant plus compliquée qu’elle est riche en vocabulaire et elle offre ainsi une palette de nuances qui ne peuvent être comprises de toutes et de tous. Pour exemple, j’ai beaucoup de mal à faire assimiler les mots : entendre et écouter pour définir le comprendre quand je demande une dose d’empathie. Et c’est là que les sons ou les tons deviennent importants. Cela dépend aussi de l’empathie et peut-on ressentir de l’empathie sur des émotions que l’on n’a pas encore vécues, des situations que l’on n’a pas encore traversées ?

      J’en reviendrais peut-être à l’instinct primal, où encore petit enfant, on se fait engueuler. J’avais mené une expérience en milieu universitaire avec ma cousine – qui est prof en psychiatrie-neurologie et se focalise depuis longtemps sur le comportementalisme – avec ma cousine, disais-je et mes deux chiens, dont un que j’avais depuis qu’il était chiot et une que j’ai ramassée à l’âge de 4 ans dans une fondation de sauvetage d’animaux maltraités. Si la différence comportementale due à mon absence était flagrante, les mécanismes étaient identiques à ceux d’un enfant âgé de quatre ans. Au-delà de cette barrière subjectif, l’enfant change puisque mis à l’école enfantine etc, etc.

      J’observe aussi mes chiens d’aujourd’hui. Mon jeunot m’a méchamment mordu lors d’un brossage parce que je suis tombée sur un noeud. Action-réaction, je lui fous une baffe ! Bon, je ne lui dévisse pas la tête, mais je culpabilise à mort alors que mon poilu ne réagit même pas. J’essaie de démêler ce foutu noeud et il me mord à nouveau. Là, je crie « Aïe! », ce qui a pour effet qu’il me lèche de suite la « plaie » et prend sur lui quand je continue le démêlage. Cela pour expliquer que petit, la mère lui apprend le contrôle de la morsure au moment du sevrage et les chiots apprennent aussi ce contrôle lors des jeux qu’ils font entre eux, lors de simulation de bagarre. Ils développent ainsi leur « empathie » et, le fait d’avoir crié « A!ie ! » a eu plus d’effet que la baffe.

      Le ton a aussi le même effet. Lorsqu’on s’engueule en couple, les chiens filent sous les meubles et les enfants s’enferment dans la chambre. Alors que si le chien/gosse est sujet à engueulade, il fait front au parent/autorité et cherche à séduire pour quémander une excuse.

      Ça, c’est pour des sujets qui n’ont pas encore été formatés par la société ou l’environnement dans lequel il va apprendre à survivre. C’est un peu plus nuancé que cela, mais c’est un peu pour expliquer pourquoi les politiques ont besoin de coach de la voix pour apprendre à séduire les masses. Entre parenthèses, Macron a eu un coach pour travailler sa voix pour ses discours lors des élections.

      C’est aussi pourquoi je condamne un peu les réseaux sociaux, car c’est souvent sujets à polémiques et engueulades en tous genres confondus, très peu pour les personnes sensibles qui vont sasser et ressasser autour du traumatisme qu’elles ont vécu lors d’un échange sur facebook, for exemple. Car de plus en plus de gens vivent dans un monde virtuel sans faire de distinctions avec des repères que sont la voix et l’expression du visage, autre paramètre hyper important que je ne traiterais pas dans cette réponse, car là, ça fait plus d’une heure que j’écris et je ne suis même pas sûre de bien me faire comprendre 😉

      Sujet passionnant s’il en est un, d’où l’importance de la compréhension des comportements.

      Gene

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    1. Merci pour cette réponse adéquate.

      Mais mon point, c’est que justement la pensée a un double rôle.
      Celui au service de l’intelligence quotidienne, dont les habitudes saines, comme montré à son enfant à se brosser les dents en lui expliquant par les mots le sens de cette saine activité à pratiquer quotidiennement.
      C’est l’autre aspect que traite Krishnamurti, celui psychologique et la formation de l’égo selon un apprentissage sain ou malsain. Mais il va plus loin et a passé sa vie à tenter d’éveiller concrètement les gens à l’aspect conditionnant du processus de la pensée.
      Et, aillant lu Krishnamurti, en regardant et écoutant la vidéo, je constate que bien des points de vue en rapport aux mots sont piles points avec l’essentiel du processus. D’ailleurs le livre indiqué semble bien converger avec l’essentiel sur le processus de la pensée.
      Mais, je vois des similitudes entre le sort de Krishnamurti et celui de Stanislav Groff (psychologie transpersonnelle) ou encore M. Le Boyer (Naissance sans Violence).
      L’un après avoir été encensé (médiat US), Le Boyer, la psychologue qui avait fait un suivi avait reçu des menaces même de certains collègues (pour faire court). Quand à Groff, avec la relance des recherches autorisées par la Food and Drogs US, ces travaux sont systématiquement ignorés. Il faut lire ses écrits pour voir la richesse des recherches qu’il a fait en URSS, aux US, puis à travers le monde, pour s’en faire une idée. Quand à Krishnamurti, sa prise de conscience claire du conditionnement semble mérité le même sort, l’ignoré ou……..
      Quand à moi, je sais qu’un jour ou l’autre ces gens seront reconnu pour les vrais pionniers qu’ils sont. Et que, je crois, bien des chercheurs, hypocritement ou autres motivations en ont accaparé des idées pour leur propre compte..si vous voyez ce que je veux dire. Quand j’ai suivi des cours en psychologie, à l’université LAVAL Québec. Certaine connaissance convergeait par bride avec l’essentiel de la pensée de Krishnamurti.
      Tout cela pour vous dire, que les vrais pionniers sont toujours rejetés par la communauté correspondante.
      Je suis certain que Marx, a subit le même sort, il n’y a qu’à voir les schismes qui ont suivi sa publication.
      Chacun interprétant à son compte.
      Bien sûr il faut nuancer tout ceci.
      Mais grosso modo, les faits historiques en disent plus long et confirment la chose.
      Il serait intéressant que des extraits en rapport à ce que dit M. Deneault à propos des mots du livre de Marie Benilde (on achète bien les cerveaux) soient traités. Mais c’est un autre sujet.

      Mais, l’essentiel est bien signalé: «« les mots sont plus forts que nous »» et ceci rejoint parfaitement le regard que porte Krishnamurti sur le processus de la pensée et son influence sur nos vies, comment s’insinue les préjugés dans nos vies qu’il faut combattre par moment avec intensité. Il n’y a pas de séparation entre conflit externe (guerre) et interne (individuel), mais un flux et un reflux comme la marée (une image que Krishanmurti a employé à un moment donné).

      Si tout cela venait de moi (citation de Krishnamurti) je ne le citerait pas, mais cela ne vient pas de moi, et l’honnêteté de nommé la source.
      Ce que même des gens qui se disent scientifique, ne font pas, pour leur propre intérêt.
      Je ne vise évidemment pas Mme. Benilde, je ne connais pas la teneur de son livre. Ni sa bibliographie. Mais je remercie grandement M. Denault, l’entretient est à répendre. Pour moi, je le considère comme un document de fond, qui touche à la vue d’ensemble ou plutôt multidimensionnel (plus juste), mais sa converge vers une vue multidimensionnelle d’ensemble synthétique, mais compréhensible, les termes techniques sont bien placés dans un langage commun bien articulé.
      Une vidéo à répendre

      Merci à vous azasubversifs pour cette publication.

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  2. Bien rendu à ce stade, grâce à cet entretient avec M. Deneault, je vais revenir plus tard sur les mots, en fait la pensée articulée extérioriser et la gestuelle-attitude (le langage du corps) avec Mme. Dolto pour la parole à l’enfant et je reviendrai avec Le Boyer pour l’attitude corporelle de l’enfant naissant.
    Pour ce dernier, voir la vidéo Naissance sans Violence (sans parole, noir et blanc), il faut être attentif, donc ne pas être pressé. Il y a un extrait de 6 min , et le film complet de 20 min.
    Bien sûr j’irai plus loin, selon le cours de la conversation. Ici, nous pourrons prendre notre temps, ce sera aux lecteurs de passage de voir.
    Bien à vous
    Alain

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    1. Ok. Peut-être même en faire des articles afin de sentir le vent selon l’interprétation de celles et ceux que ce sujet, intéressant s’il en est… intéresserait.

      Là je me retrouve coince-coince avec le temps qui m’est imparti.

      À tout bientôt
      Amicalement
      Gene

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      1. Bonjour.

        Tout simplement ceci.

        Les médiats sont les entités le plus puissantes de la terre.
        Ils ont le pouvoir de rendre les innocents coupables et de faire des coupables des innocents.
        Et c’est ça le pouvoir.
        Parce qu’ils contrôlent l’esprit des masses.
        Si vous n’êtes pas vigilant, les médiats arriveront à vous faire détestez les opprimés et aimez ceux qui les oppriment.
        Malcom X

        Un personnage très contesté ?

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  3. Je pense que c’est une citation qui a toute sa place dans le contexte actuel, à partir du moment où les médias appartiennent à de grands groupes économiques, ce qui est le cas dans nombre de pays européens.

    Mais peut-être faut-il nuancer aussi, surtout en ce qui concerne les médias qui sont, soit financés par l’argent public (ce qui a fait un grand débat dernière chez nous, avant la votation sur l’initiative « No billag », billag étant une sorte d' »abonnement tacite entre le citoyen et les médias, ce qui permet une certaine indépendance des médias nationaux. Ces derniers auront ainsi moins besoin des apports et des influences financières extérieurs, permettant une certaine indépendance et une plus grande liberté dans la qualité de l’information.)

    Il y a aussi d’autres médias qui se développent en cherchant un financement participatif des futurs abonnés et qui creusent un peu plus un sujet, ce qui nous obligent à avoir un recul sur des dossiers qui prennent un peu plus de temps à lire, mais qui demande aussi des recherches de fond de la part des journalistes. Ces derniers doivent alors réapprendre leur travail, ce qui n’est pas une mince affaire.

    Les informations et leur traitement ont radicalement changé depuis l’avènement de l’ère numérique et des médias dits « sociaux ». Sachant que l’être humain va chercher dorénavant l’information qui abonde en son sens et rejette celle qui ne correspond pas à son système de pensées. C’est ainsi que les sites complotistes pullulent sur la toile et qu’il faille se « déconnecter » pour peut-être se « reconnecter au monde réel et à ce qui nous entoure réellement. Car même si il y a un conflit atroce au Yémen, que je le sache ou non ainsi que les enjeux qui en découlent, pour moi, cela reste du monde virtuel. Je ne connais pas le Yémen et pour le dire crûment, je m’en contre-balance, Cela ne va pas affecter ma petite vie pépère – que j’ai cherché d’ailleurs à rendre pépère – car je me suis rendue compte que, même si sur les AZAs nous avons cherché à tirer la sonnette d’alarme pour « essayer » de rendre conscients sur certaines choses que nous « maîtrisions » peut-être, les gens s’en tamponnent. (C’est aussi pour cela que nous avons tenté de garder une charte : celle de ne pas nous exprimer sur les situations que nous ne connaissions pas ! Nous avons aussi tenté de garder un esprit critique et malheureusement, depuis la mort et la démission des autres intervenants, je n’ai plus la tchache, n’étant plus stimulée par des esprits critiques. Car il faut savoir que nous nous passions nos textes pour une critique ou des corrections avant publication sur ce blog.)

    Par contre, j’aime beaucoup parfois prendre du temps pour vous répondre, Alain, car votre esprit critique me titille, mais mes réponses sont chronophages et je ne veux plus être sur internet à partir de midi. Le seul avantage qu’il y a, lorsque l’on s’exprime par écrit, c’est qu’on ne peut pas se couper la parole, ce qui donne un débat plus court, mais plus intéressant 😉

    Bien à vous
    Gene

    J'aime

    1. Bonjour.

      Je vous suis. Je dois dire que le ton tranquille, parfois l’arrêt silencieux chez M. Deneault tranche avec les cassettes. Même, je sens dans votre ton « désillusionné », un sentiment partagé bien des fois.
      Ma compréhension de l’hyper-égocentrisme du néo-libéralisme et les conflits d’égo dans la gauche en générale me désespère. Sans parlé du silence tacite de l’Église sur les abominations dévoilées. Où est passé cette Bonne Volonté «« Paix aux hommes de bonne volonté »».

      Je ne vois pas d’autres voies que celle de trouver les bonnes solutions que tous pourraient reconnaître et promouvoir. Et le partage juste de la richesse, pas un peu plus, mais juste est incontournable. Mais dans le mode de la décroissance. Jacquard avait avancé la courbe exponentielle, où à un moment l’effondrement. Alors, sommes nous dans cette courbe, et où ?
      Sur le climat, il n’y a même pas un consensus. Trudeau fiat volte face, et même veut engager l’argent publique pour le projet Keystone XL

      Les US-UE-le Canada du groupe (des 14 pays) de Lima, qui ne reconnaissent pas les élections au Vénézuéla. Bien, comme reconnaissant comme vous que les questions géostratégiques me sont totalement abstraite, je me suis basé sur la vue d’ensemble historique pour choisir un camp.
      Ce qui ressort, c’est le sort que subit un mouvement politique, social se protestation selon que ce soit de la gauche ou de la droite. Macron n’a pas effacé ces notions avec son ni de gauche ni de droite, une manipulation très très très primaire. Alors, ceux qui tombent dans le piège, soit qu’ils sont débiles ou participent volontairement avec des motifs bien claire.
      Qui a dit qu’il y a bien une guerre de classe et que c’est nous les 1% qui la gagnons: Buffett.

      Il avait tout simplement officialisé la guerre contre les travailleurs, donc les citoyens, donc les peuples.
      Tout ce qui déroge au capitalisme-financier-individuel.
      En tout cas pour moi, c’est claire. Quand on jette un regard d’horizon sur l’ensemble des événements, cela est claire.
      Un regard partiel, est toujours récupérable.
      La vision d’ensemble est incontournable, sinon, la confusion et la perte de direction, le découragement.
      Je suis sur mon terrain, et comme le souligne M. Deneault: le danger de la perte de notre subjectivité, est le réel danger. Là , il (Deneault) m’a réveillé, car Krishnamurti parle de l’égo, qu’IL FAUT DÉPASSER L’ÉGO, à première vue, mais il (Krishnamurti) a aussi parlé de la personnalité comme un un costume que l’on change selon. Pour moi un bon sujet de méditation.

      Un mot sur la force des mots, comme le souligne M. Deneault: les mots sont plus forts que nous, les mots dans un milieu donné nous définissent. Cela va de soi, puisque nous savons que le milieu ambiant à la longue nous façonne. De même les sites internets sur lesquels nous nous arrêtons, surtout politique et idéologique. Parfois j’en arrive à virer communiste (temporairement) , mais je me place à gauche sur le plan politico-économique, politique en tant qu’idéologie globale, mais sur le plan économique, je suis dans le cortège. Et c’est de cet économie qu’il faut sortir. C’est une économie qui a un côté pratique, mais il faut creuser pour en voir la vraie nature. Libère artificiellement et donne l’impression d’être touriste chez soi. (l’inconscience ?). Mais, la nature de l’économie financière est celle de l’injustice. L’argent est passé d’une fonction à une fin en soi.
      Même cette notion passe dans les moeurs, ce qui devrait être une véritable inquiétude. Des gens se font incorporer un bidule électronique pour payer leur entré et leurs consommations dans un Club Fermé, HUPPER.

      Aimé par 1 personne

      1. Décidément, il faudrait que je trouve le temps de regarder cette vidéo car il y a certaines astuces qui m’échappent.

        Seulement, si je prends le temps de répondre à vos commentaires de façon la plus proche de ma façon de penser, que je trouve les bons mots afin de me faire comprendre, le vocabulaire qui colle au mieux sur la façon dont je vois et ressens le monde, je ne trouverai jamais le temps de la visionner et cela me donne l’impression que je suis en train de rater quelque chose.

        Peut-être qu’il me faille dérober un peu de ce temps, qui m’est devenu précieux, pour au moins « survoler » la vidéo.

        J’ai aussi une vision sur la politique qui est plutôt centriste, mais que j’espère infiniment humaniste. Je ne me sens ni de gauche, ni de droite, ni anarchiste et, en ce qui concerne ce dernier qualificatif, je trouve amusant de ne m’être jamais qualifiée d’anarchiste ; car depuis que je revendique ma non-obédience à ce courant, les « anarchistes » ne sont plus les « anarchistes d’hier » et les « anarchistes » d’aujourd’hui sont bien fanatisés pour être des anti-fascistes.

        Pour être brève – car là, je vois bien que je m’égare – le monde est devenu liberticide depuis l’avènement du téléphone portable. En effet, avant, le monde était moins sûr, mais les gens réglaient aussi leurs conflits entre eux avec ou sans violence. (Attention, je ne fais pas l’apologie de la violence, mais c’est pour démontrer que la société était moins sûre avant !) C’est qu’il fallait avoir de la monnaie et trouver une cabine téléphonique pour appeler les secours ! Donc certes, on se faisait contrôler par les flics, mais c’était plus une formalité et pour donner un sentiment de présence, donc de sécurité « relative ». Et si il y avait intervention de la police, c’est que les choses étaient graves.

        Aujourd’hui, avec notre téléphone portable qui nous suit comme notre propre ombre – et encore, je me fais engueuler quand je le prends pas pour les petites sorties de mes poilus, soit 3 fois un quart d’heure si je ne croise personne avec qui causer sur le parcours 😉 – nous pouvons appeler à tous moments les forces de l’ordre, même pour une connerie de conflit de voisinage. Pire ! J’ai même de mes yeux vu un acheteur de drogue appeler la police pour coincer un dealer qui l’avait arnaqué ! Mais où va-t-on ?! Ce qui fait gonfler les statistiques des interventions policières, donc donne un sentiment d’insécurité alors que par chez nous, le pays n’a jamais été aussi sûr qu’aujourd’hui.

        Je ne dis pas. Le téléphone portable m’a sauvée le jour où j’ai eu une collision frontale avec une personne âgée qui, visiblement, a été victime d’une absence. Si j’avais dû compter sur les employés qui léchaient la vitre de leur entreprise sise seule au carrefour où s’est déroulé l’accident, j’y serais encore. Il a fallu qu’un automobiliste me voie saigner de la bouche pour qu’il prenne son natel et appelle la police. Il est vrai aussi que cette collision a fait que j’aie moi-même un portable depuis ma sortie de l’hôpital.

        Bref, où en étais-je et pourquoi j’en suis arrivée là…bonne question et je m’aperçois que cela fait déjà presqu’une heure que j’écris peut-être n’importe quoi.

        Parlons de notre société actuelle que je trouve de plus en plus liberticide, de moins en moins tolérante vis-à-vis de son semblable. J’en veux pour preuve que je vapote ou fume sur une terrasse en plein air – ou mieux, à un arrêt de bus ! Je vais automatiquement déranger, voire mettre en danger les poumons d’un non-fumeur alors que ce dernier n’est pas du tout dérangé par les gaz et nanoparticules émis par les SUV au diesel qui prolifèrent comme des champignons alors qu’il n’y a quasiment plus de neige en ville depuis fort longtemps.

        Ce qui me fait penser à la bulle. Une bulle familiale où les parents vont au travail dans leur bulle-SUV-diesel, maman amenant les enfants devant le portail de leur école afin que ces derniers ne courent aucun danger sur le parcours maison-collège. Puis, papa et maman vont gagner leur bulle-poste de travail dans laquelle ils vont construire un certain réseau « amical ». Il en sera de même pour les enfants qui auront leur propre bulle- meilleurs amis selon les affinités culturelles etc…Puis retour à la case départ devant le portail où les nouveaux pères attendent leur progéniture devant le portail du lycée dans leur bulle-SUV-diesel pour les ramener au bercail-bulle. Bulle-foyer où chacun est dans sa bulle en consultant son réseau social lors duquel on apprend qu’il y a une initiative citoyenne pour rapprocher les gens. Ainsi, ce sera sur Facebouc qu’on va savoir qu’il y a une fête des voisins tel jour !

        Bref, je suis complètement sciée alors que l’autre jour, j’ai vu un moineau qui voulait manger une sorte de mouche. C’était celle-là et pas une autre ! Il faisait donc l’andouille à vouloir ressembler ainsi au colibri. Pas sûr que le rapport dépense d’énergie et apport de protéines soit équilibré. Une chose est sûre, c’est que ce drôle d’oiseau ne plaise aux végans. Mais là, je vais trop loin. Je stoppe là, il me semble que je dévie d’une voie à l’autre, suivant le cours de mes pensées qui vont trop vite pour mes pauvres doigts qui ne suivent plus sur le clavier.

        Je vais prendre une fois le temps de visionner cette vidéo avant de répondre. Mais comme il me semble l’avoir dit, Krishnamurti n’est pas mon philosophe préféré. Je préfère le Tao.

        À bientôt
        Gene

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      2. J’ai enfin pris le temps de regarder cette vidéo et je ne le regrette pas. Les réponses que donne Alain Deneault me parlent au plus haut point.

        Je vais faire des recherches sur ce philosophe que je ne connaissais pas afin de voir le cursus qu’il a suivi pour en tirer les conclusions qu’il partage avec nous, car je suis surprise de par sa lucidité et sa capacité à prendre une certaine distance pour pouvoir répondre aux questions du journaliste. Ce dernier a eu quand même le défaut, vers la fin, d’essayer de l’interrompre avec des phrases – qu’on lui souffle certainement dans l’oreillette – afin de conclure l’émission, ce qui est dommageable. Il est parfois préférable de laisser de côté certains sujets qu’on a plus le temps d’aborder et de laisser finir l’invité. Un défaut qu’on retrouve chez beaucoup de journalistes sur les chaînes télévisées qui ont quelques minutes pour aborder – ou survoler – certains sujets avec des invitées à se prononcer sur certains domaines. Il en découle une frustration certaine, d’autant qu’on voit que le ou la journaliste n’en a rien à battre de la réponse de celle ou celui qui est questionné-e (écriture inclusive 😉 )

        Merci de m’avoir poussée à regarder cette émission d’une richesse que je ne soupçonnais pas !

        Gene

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