GRÈVE ET « BESOIN DE GRÈVE »


 

Grèves et manifestations n’ont pas pour objectif  historique de faire plier des gouvernants sur la défense « d’acquis » sociaux. Grèves et manifestations ont  toujours eu pour but l’avancée et l’élargissement des droits, la poussée de la communauté humaine dans son émancipation et des projets de sociétés nouvelles, portés par un désir collectif et les créations philosophiques qui soutiennent ceux-ci: architecture de concepts, de possibles, de nécessités –  justice, libertés neuves, nouveaux interdits : l’invention et l’avènement d’autres institutions. Illusion des “faux besoins”: l’urgent besoin est de désirer.  Désirer abolir, créer, changer et progresser. Construire la pensée du désir pour détruire l’oppression. Construire cette pensée et la soutenir, l’améliorer, ne pas la lâcher. Sans désir pas d’imagination. Sans imagination pas de pensée. Sans pensée pas de projet. Sans projet pas d’objectif à la lutte. Sans visée du futur l’oppression gagne haut la main. Face au recul des droits, la désobéissance civile, elle, est autrement rigoureuse.  Qui pourrait réinstaurer le droit menacé en le faisant progresser – imposant par exemple temporairement la gratuité des transports: hélas, il ne s’agit plus aujourd’hui de « protéger l’outil de travail », mais de ne pas perturber le rapport travail/rentabilité qu’imposent sa gestion et le service minimum obligé. Grève de l’argent, grève du profit – désobéissance civile : droit de grève de l’encadrement de la grève. Le terrorisme ici rappelle chacun à l’ordre, à l’obéissance et à baisser la tête.
Car les droits reculent toujours par fractions – obligeant ainsi à des luttes partielles et celles-ci au défaut de solidarité en les clôturant sur des intérêts particuliers. Par cela même l’esprit de la lutte se perd – ne reste de part et d’autre que le rapport faussé de la force brute et de l’impuissance.
On ne recule pas lorsqu’on avance.

* * *

GRÈVE ET « BESOIN DE GRÈVE »

un texte de Temps Critiques [ http://www.tempscritiques.free.fr ]

Le mouvement du Tous ensemble de 1995 a été la dernière représentation d’une lutte collective au-delà de la stricte perspective classiste, mais sans qu’affleure une tension vers la communauté humaine puisque le mouvement est resté centré sur la défense de la condition salariale à travers le refus de la réforme de la Sécurité sociale, pilier du mode de régulation fordiste des conflits de classes. Si référence communautaire il y eut, ce n’était que celle de la communauté du travail encore soudée, tant bien que mal, par la conscience ouvrière d’une réciprocité dans l’échange charges/cotisations sociales et sa sécurisation dans le cadre d’une gestion par des organismes paritaires incluant les syndicats de salariés.

C’est ce modèle — ou du moins ce qu’il en reste — qui est à nouveau attaqué aujourd’hui avec l’augmentation de la CSG, mais avec beaucoup plus de difficultés pour s’y opposer puisque le rapport social capitaliste n’est plus aussi dépendant du rapport capital/travail pour sa reproduction et sa valorisation. C’est la notion même d’échange cotisations/prestations sociales qui ne fait plus sens immédiatement, ni pour les patrons ni pour une population active qui a largement perdue trace de son origine ouvrière et dont une fraction composée des entrants non qualifiés sur le marché du travail, des chômeurs découragés, des « indépendants«  ubérisés, se trouve exclue ou tenue en lisière de cet échange. En effet, le processus d’inessentialisation de la force de travail — c’est-à-dire le fait que l’exploitation de la force de travail n’est plus au centre de la valorisation du capital — vient désormais bouleverser l’ensemble du « système-salariat », clé de voûte pourtant de la dynamique capitaliste depuis bientôt un siècle, en Europe de l’Ouest tout du moins.

Ce n’est donc pas un hasard si les retraités se sentent atteints ; ils le sont certes dans leur porte-monnaie, mais aussi parce qu’ils ont l’impression d’une fin de partie et d’être les derniers des Mohicans.

Par ailleurs, mais de manière complémentaire, c’est la notion de « service public » qui a son tour ne fait plus sens car si ces services publics existent encore, même sous un statut privatisé pour tout ou partie d’entre eux, ils ont été vidés de leur ancienne mission d’administration étatique des biens et des services nationaux ce qui fait que plus personne, en dehors de leurs agents, ne peut les défendre. « L’opinion publique » n’en perçoit plus que les dysfonctionnements (retard des trains, attentes dans les hôpitaux, non remplacement des maîtres et surcharge relative des classes, inscriptions chaotiques à l’université, problèmes récurrents de suivi à la Poste).

C’est le cas pour la SNCF. Le statut spécial était non seulement le fruit des luttes de classes, mais aussi celui d’une fonction collective de certaines entreprises et de ses agents dans le procès de reproduction des rapports sociaux. Or, c’est cette dernière fonction collective qui devient caduque avec la mise en concurrence des différents réseaux de transport et avec lui le régime spécial qui lui était afférent dans un contexte monopolistique.

Il s’ensuit que la « défense des acquis » perd aussi son sens puisque ces acquis n’apparaissent plus comme cumulables et universels (le droit du travail s’appliquait à tous, les conventions collectives réalisaient une harmonisation par le haut), mais au contraire comme conjoncturels et particuliers. Dans le moment politique actuel, que ce soit dans le secteur privé ou dans le secteur public, l’État impose une dépolitisation des luttes. Il n’y a plus d’ennemis au couteau entre les dents avec un parti communiste réduit à peau de chagrin et des salariés qui ne demandent que le maintien du statu quo. La demande de plus d’État qui apparaissait encore clairement en 1995 semble moins nette aujourd’hui. L’élection et la relative popularité de Macron tiennent justement à l’ambivalence qu’il renvoie sur le rôle de l’État, dans sa forme réseau ; une ambivalence largement partagée dans la population.

L’heure est donc à la gestion de ce qui n’apparaît plus que comme des différends d’ordre privé parce qu’ils ont perdu leur légitimité sociale de lutte dans la société capitalisée. Les grèves des années 1960 à 1979 (la grève de la sidérurgie française, des ouvriers de Fiat ou des mineurs anglais ferment le ban) ont ainsi été les dernières grèves « légitimes » de la société de classes, légitimes pour la classe dominante, même si cette légitimité était reconnue à contrecœur ; légitimes pour les salariés aussi, même quand il ne s’agissait pas de leur propre grève (rappelons-nous le soutien aux salariés de Lip des années soixante et dix ; le sens du « Tous ensemble » de 1995 et les « grèves par procuration« ).

C’est ce qui change dans la société capitalisée d’aujourd’hui où la grève n’a plus aucune légitimité ni pour les patrons qui, globalisation et mondialisation obligent, hurlent à la mort de leur compétitivité, ni pour l’État qui dénonce le corporatisme des grévistes (cf. la réforme des statuts spéciaux et de la SNCF), ni pour les salariés qui récriminent contre leur « prise en otage » par les grévistes, ni pour les chômeurs et précaires qui envient des salariés garantis car ils ont bien de la chance de…

La fonction syndicale ne fait plus médiation parce que la société capitalisée a absorbé l’ancienne société civile. Quand le syndicat existe encore, c’est en tant que puissance qui participe directement au niveau I de la domination, celui de l’hyper-capitalisme, comme c’est le cas en Allemagne, au Danemark ou en Suède et c’est à partir de cette puissance qu’il peut revendiquer et négocier au niveau II de la nation ou de la région comme tente de le faire le syndicat de la métallurgie allemand pour la baisse de la durée du travail. C’est ce qu’avait compris depuis longtemps un syndicat comme la CGT-FO, mais son problème actuel est de diriger par le haut des organismes paritaires devenus tendanciellement obsolètes. C’est ce qu’a compris aussi la CFDT depuis son recentrage et la ligne initiée par Nicole Notat. Prendre en compte la crise du travail et du salariat et donc la nécessaire réforme de la Sécurité Sociale (financement par l’impôt, CMU, etc), la réforme du contrat de travail pour assurer la flexisécurité, tout ça n’a pas besoin de passer par la mise en scène syndicale (type CGT) de la conflictualité de classe. On peut en faire l’économie. C’est du moins ce que pense Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale quand il déclare au journal Le Figaro, (19 mars 2018) : « On n’a pas besoin de grève en France ».

Le conflit est donc mis hors jeu et la médiation n’a plus lieu d’être ou, plus exactement, la médiation se fait médiateur, gestionnaire d’intermédiaires, et tout conflit est perçu comme résultant d’un défaut de communication dans une société capitalisée qui se conforme au modèle du réseau impulsé par les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Certes, certaines grèves comme celle dans les Ephad semblent dures parce que longues et relativement médiatisées, mais il est difficile de mesurer leur impact effectif car se déclarer en grève ne signifie pas forcément bloquer le fonctionnement de l’institution. En effet, ce blocage nécessite un dépassement de fonction contredisant justement l’éthique du travail qui accompagne l’idée de service public ou diverses formes de « travail social« .

A la SNCF, la ligne de démarcation semble passer entre une base qui pousserait à la grève reconductible coup de force et des syndicats qui penchent pour une grève perlée plus économe financièrement, moins bloquante, mais plus désorganisatrice peut être dans la mesure où elle rendra plus difficile la réquisition des cadres et des « jaunes ». Mais l’essentiel ne nous paraît pas être cette opposition si elle est prise comme opposition entre deux positions de principe, mais plutôt de savoir comment le rapport de force sur le terrain détermine ce qui pourrait rendre ces actions à la fois offensives et effectives. Indépendamment des présupposés politiques qui peuvent opposer d’une part, des militants prêts à prendre des positions maximalistes et de l’autre des syndicats tenus par la nécessité de ne pas élaborer de stratégie en dehors du cadre de la recherche d’une négociation, c’est bien la volonté d’aller à la bagarre qui doit être le critère de vérité de la stratégie de lutte à adopter. C’est-à-dire qu’avant même de parler en termes de rapport de forces, il faut recenser et apprécier comment le mécontentement se transforme de la récrimination en colère ou révolte ; en force, avant même d’apprécier le rapport de forces et donc la conduite à suivre.

Temps Critiques, le 22 mars 1968 (sic)

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10 réflexions sur “GRÈVE ET « BESOIN DE GRÈVE »

  1. Sans désir pas d’imagination.

    Désolé, un désir sera en conflit d’un nature désir.
    Vous n’avez pas lu le chapitre 1 du livre de Jean-marie Abgrall, tous manipulés tous manipulateurs.
    Et vous ne saisissez pas ces mots: le processus conditionnant de la pensée.

    Nous sommes au seuil de compréhension de la condition humaine, et seul deux pouvoirs peuvent nous mener à nous sortir du piège du Méta Conditionnement:
    La vision d’ensemble et le questionnement cohérent, sans compromis (entendre toute conclusion hâtive).
    Krishnamurti: pour vous est-ce une idée ou un fait ?
    La réponse à cette question a des conséquences réelles.

    Aimé par 1 personne

    1. Bien que l’article n’est pas de moi, je me risque à répondre à certains questionnement de cette remarque qui pourrait susciter de vastes débats.

      Je ne reviendrais point non plus sur le chapître 1 du livre de JM Abgrall au sujet de la manipulation.

      Par contre, le désir de résoudre un problème peut amener à faire travailler notre imagination et pour cela, rien de tel qu’un travail d’équipe où chacun-e peut apporter une pierre à un édifice, cet édifice et ses contraintes amenant un certain conditionnement de la pensée afin que les idées ne partent pas dans tous les sens. L’imagination a besoin de stimuli extérieur ou alors d’un déroulement du processus afin d’ajuster les paramètres qui n’ont pas été prévus, puisque chaque acte a ses propres conséquences. (C’est la constructrice-architecte qui sommeille en moi qui parle 😉 )

      Pour ce qui est de Krishnamurti, ce n’est de loin pas ma référence de lecture. Et ce n’est pas faute d’avoir lu un ou deux de ses bouquins. D’ailleurs, il me semble que, lorsqu’on en a lu un, on les a tous lus. Peut-être est-ce dû au rôle réducteur qui laisse aux femmes qui me répugne. Mais je sens que je vais déjà soulever un tollé rien qu’en ayant écrit cela. Ce qui me fait penser à un incident quasi diplomatique lorsque il y a déjà 20 ans, je dénonçais Hergé et son Tintin comme raciste au sens très large du terme. Il aura fallu attendre une émission de mars 2018 pour qu’on me donne enfin raison.

      Avec Steph et les AZAs, que n’a-t-on pas déjà annoncé l’époque que nous ne faisons qu’aborder…

      Je pense que si l’Etat ne prend pas les initiatives pour créer un environnement qui sera viable pour nous, nos enfants et petits enfants, il ne faut qu’encourager les initiatives personnelles et essayer se secouer les égos pour pouvoir changer de cap. Ne serait-ce que pour l’environnement et je profite de cette dernière phrase pour glisser un rapport assez édifiant de notre actualité VRAIMENT actuelle
      https://www.rts.ch/play/tv/emission/19h30?id=105932&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da
      et
      https://www.rts.ch/play/tv/emission/19h30?id=105932&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

      Gene

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  2. Bonjour.

    «« un certain conditionnement de la pensée afin que les idées ne partent pas dans tous les sens. »»

    Le conditionnement est quelque chose qui nous astreint malgré nous, alors que d’utiliser la pensée à fin de communiquer et de tenir une certaine voie, comme pour devenir médecin ou cultivateur est d’un autre ordre, apprendre pour…., ou encore se servir d’une idéologie (un ordre cohérent) comme outil et non comme fin en soi, est très différent du conditionnement où à une échelle plus grande on parlerait de conformisme. Je distingue le bon du mauvais conditionnement, comme l’apprentissage de prendre soin de sa personne qui devient une habitude, un automatisme, rien à redire. Il s’agit, ici, de ce qui entrave notre épanouissement, c’est tout. À un niveau plus préoccupent, c’est quand le conditionnement devient social, que la plupart adhère à des schémas néfastes pour soi-même et les autres. Qu’on se plie, en y adhérent même, à toute forme de conformisme sans en soulever les objectifs et conséquences qui peuvent, à la longue être dommageable.
    Mais quand on cherche à comprendre pour résoudre ce qui ne va pas, alors le conditionnement ne prend pas racine, par le fait même que l’exploration nous amène à nous changer nous-mêmes en quelque sorte.
    Un des grands problèmes, est l’économie actuelle dont nous percevons plus ou moins les conséquences néfastes pour l’ensemble. Elle a une conséquence directe ou collatérale sur le climat entre autre problème.
    Au sujet des conséquences que peut avoir l’économie financiarisée, Je suis tombé sur trois commentaires qui donnent une bone vue d’ensemble (synthétique) du phénomène.
    Je mets les trois extraits courts, pour faciliter leur recherche (ils se suivent)
    Les guerres américaines seraient-elles « légales » ?
    par Kent
    vendredi 23 mars 2018
    Commentaires;
    1.
    eau-du-robinet 23 mars 23:18
    Bonjour,
    Pourquoi les États-Unis ont besoin de la guerre ?
    Regardons l’histoire ….
    Corée, Vietnam, Cambodge, Irak, Libye, Syrie, Yémen….Pour quelle raison les U.S sont-ils en guerre depuis plus d’un demi-siècle et pourquoi les Américains soutiennent-ils l’agenda militaire U.S ?.
    Il est incontestable que la Grande Dépression en Amérique n’a pris fin qu’à cause et pendant la Seconde Guerre mondiale.

    2.
    Kent 24 mars 07:38
    @eau-du-robinet
    Merci pour cette explication synthétique et cohérente.Peut-être ai-je lu trop vite, mais le mécanisme exposé ne fait pas apparaître un élément important de la chaîne économique :……il parait nécessaire de compléter en se demandant où était passé le capital qui ne s’investissait plus dans l’économie américaine pour financer l’achat des machines, des ateliers, des matières premières, et assurer la paie des salariés en attendant les premières ventes.

    3.
    eau-du-robinet 24 mars 11:47
    Bonjour Kent,.
    Merci pour votre commentaire constructif.
     » … il parait nécessaire de compléter en se demandant où était passé le capital qui ne s’investissait plus dans l’économie américaine pour financer l’achat des machines… »

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-guerres-americaines-seraient-202636?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29

    Je trouve intéressant, que plusieurs personnes ont cette merveilleuse capacité de synthétiser et de nous donner une vue d’ensemble. Seul manière, pour moi d’avoir une compréhension plus juste, d’avoir accès aux tenants et aboutissants, en fouillant, aux causes et aux acteurs responsables, ainsi qu’aux motivations.
    Deux textes que je trouve important et que tous devraient consulter.
    Crime contre l’Humanité, l’ultime retour des barbares
    Qui sauve qui ? (ACDETM)
    Mais sans la contrepartie des solutions, nous n’irons pas bien loin. C’est ma conviction.

    Aimé par 1 personne

    1. Je vous remercie, Alain, pour avoir pris le temps de répondre en faisant part de vos raisonnements et de vos points de vue.

      Je vais lire le texte dont vous avez mis le lien pour savoir de quoi on parle vraiment, car je dois avouer que ces jours, tout me dépasse et certaines préoccupations prennent le pas sur ma concentration. Je n’ai donc pas les idées très claires en ce qui concerne cet échange intéressant et qui devrait pourtant me changer les idées. Malheureusement, j’ai d’autres impondérables qui me prennent un temps et une énergie que je n’ai plus vraiment.

      Je pense qu’il me faudrait faire ou prendre votre réponse pour en faire un article afin que d’autres lecteurs puissent prendre part à ce dialogue afin d’enrichir le débat.

      Merci pour votre compréhension
      Gene

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  3. ALERTE.

    Macron suit les principes US: détruire tout ce qui fait faux bon à la pensée unique.

    Macron a détruit l’initiative sur le territoire où le fumeux aéroport était supposé être construit.
    Je ne me souviens pas du nom de l’endroit ou l’initiative, je crois que le mot AZA était employé.

    Macron est vraiment méprisable, tout comme ses con frères Trudeau-Macri-Temer-Trump et ci.
    Les marionnettistes:
    Le Complexe Militaro-Industriel-Bancaire.

    Le Vénézuéla, nonobstant cet article ignominieux: L’appel à tous les ananrchistes…….

    «« En bref, voici résumé de ce que l’anarchisme local dit aujourd’hui.L’actuelle conjoncture met en évidence la nature fasciste du régime de Chavez – et sa séquence avec Maduro-, les gouvernements militaristes réactionnaires qui nous avons toujours dénoncé dans notre journalEl Libertario. »»
    http://periodicoellibertario.blogspot.ca/2017/05/appel-depuis-le-venezuela-aux.html

    Le Vénézuéla nous montre la porte:
    La Constituante

    Et je rajoute qu’il faut parallèlement

    Le nouveau pacte social
    Le nouveau paradigme économique

    Ce qui est passé sous silence dans la gogoche

    «« Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production. »»
    https://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo-histoire/410354/le-devoir-de-philo-jean-jaures-et-le-supplement-d-ame

    La gauche a un sérieux problème avec les infiltrés et les OUI MAIS.

    IL y a un sérieux ménage à faire.

    Et seul les militants peuvent le faire.
    Ce sont les peuples, une foi au pouvoir qui changeront la donne catastrophique.

    J'aime

  4. Bonjour.

    «« Macron a détruit l’initiative sur le territoire où le fumeux aéroport était supposé être construit.
    Je ne me souviens pas du nom de l’endroit ou l’initiative, je crois que le mot AZA était employé. »»

    Il s’agit de:
    Notre-Dame-des-Landes, l’expulsion des Zadistes est illégale et dangereuse
    ENTRETIEN AVEC MAITRE DUJARDIN MEMBRE DU SAF
    Daniel Roucous
    Lundi, 9 Avril, 2018
    Humanite.fr
    https://www.humanite.fr/notre-dame-des-landes-lexpulsion-des-zadistes-est-illegale-et-dangereuse-653384

    Y aura-t-il convergence des forces qui en mouvement (cheminots, étudiants, ……….) ont leur revendication. Sinon, un nouvel échec, et le clientélisme aura gagné.
    Car la lutte des classes est biaisée par le clientélisme.
    Le clientélisme, c’est la mode des années 60-70. La PUB y pourvoyant.

    Je vous le dis, le chapitre 1 du livre de Jean-Marie Abgrall, tous manipulateurs tous manipulés.
    Un chapitre à lire pour comprendre une chose déterminante qui nous accompagne toute notre vie.
    Et c’est un combat de tous les jours.
    C’est à vous de voir. Ici je parle aux lecteurs potentiels du site.

    Aimé par 1 personne

    1. J’avoue ne pas suivre, du fait que je ne suis au courant que des perturbations des transports en commun qui lient la Suisse à la France. Sinon, il me semble qu’on causait beaucoup plus de politique française de ce côté-ci du Jura à l’époque Hollande. C’est comme si le macronisme a mis le couvercle sur sa politique intérieure et ne laisse filtrer que ses accords avec Trump – qui a encore changé d’avis cette nuit pour une intervention en Syrie – et sa réussite de contrats militaires faramineux avec l’Arabie Saoudite (qui est une des plus grandes dictatures au monde).

      Mais ne choisissons-nous pas les dictatures avec lesquelles on veut traîter. Et rassurez-vous, la Suisse n’est pas en reste 😉

      C’est aussi pour cela que les AZA ont toujours refusé de se mettre dans une case partisane et s’est toujours revendiquée apolitique, avant même que cet adjectif ne soit à la mode. Tout comme FAICMFSF (site avant AZA) ont tiré la sonnette d’alarme sur cette extrême-droite qui prenait une ampleur considérable et qui est devenue, aujourd’hui, banalisée à notre grand dam…

      Heureusement, il n’y a pas encore une barrière qui censure les intellectuelLEs françaisES, ce qui nous permet d’avoir des émissions radiophoniques telles que cette dernière « la violence » que vous pouvez retrouver en cliquant ce lien : https://www.rts.ch/play/radio/tribu/audio/la-violence?id=9448233

      Toujours est-il que, pour pouvoir garder une paix sociale digne de ce nom, il faudra envisager une solution, car on ne peut pas jeter les gens à la rue et garder seulement celles et ceux qui ont le droit de payer pour vivre. Ou alors, il faudra être franc dès le départ et stériliser d’office les gens qui mettront des enfants qui n’auront pas la chance de vivre décemment !

      La nature faisant bien les choses, elle rend déjà certaines personnes infertiles et ce, sans comparaison dans l’échelle sociale. Mais la science remplissant son rôle secondaire de pallier à ce défaut naturel, elle permet, petit à petit, de mettre au monde des bouts de chou de plus en plus débiles. Et ce n’est pas un mythe puisque le crétinisme monte en puissance, foi de chercheurs.

      Gene

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